Singapour est une République
qui bénéficie d'une position géographique
exceptionnelle. En effet, cette île-Etat est située
à 137 km au nord de l'équateur, à
l'extrémité sud-est de la péninsule
malaisienne qui marque l'entrée du détroit
de Malacca reliant l'océan indien au Pacifique.
Singapour est composée d'une
île principale en forme de losange et d'une soixantaine
d'îles et îlots secondaires dont plus d'une
vingtaine sont inhabités. Cette île est
à 50% urbanisée et dénombre 3,737
millions d'habitants. Néanmoins sa population
nationale est vieillissante.
Depuis août 1997, la question
cruciale de la main d'uvre dans l'île fait
l'actualité. Le pays accuse un déficit
de natalité ce qui engendre des besoins estimés
à 35 000 nouveaux talents par an.
Singapour est une démocratie
parlementaire monocamérale régie par la
Constitution de 1991, ayant à sa tête un
Président élu pour 6 ans au suffrage universel.
Il nomme le Premier ministre et, sur recommandation
de ce dernier, son gouvernement qui est responsable
collectivement devant le Parlement composé aujourd'hui
de 83 membres élus pour 5 ans au suffrage universel.
Une dimension internationale et régionale
Introduction
Singapour est membre de l'ONU et de ses organisations
(excepté la FAO), ainsi que de l'OMC (Organisation
Mondiale du commerce), du FMI et du Commonwealth,
mais n'est pas membre de l'OCDE.
Singapour est aussi l 'un des
10 membres de l'ASEAN (Association of South- East
Asian Nations), l'un des 18 membres de l'APEC
(Asia-Pacific Economic Cooperation) et est membre
de l'IOR (Indian Ocean Rim, association de 14
pays du pourtour de l'Océan indien).
Singapour est membre fondateur
de l'ASEM (Asia-Europe Meeting, 29 pays membres)
aux cotés de ses 9 partenaires de l'ASEAN,
du japon, de la Chine et de la Corée du
Sud et des 15 pays de l'Union européenne,
dont la France.
Quelques chiffres
2001
2002
2003
Inflation
annuelle
1%
-0.4 %
0.5 %
Taux
de croissance du PIB
-2.4 %
2.2 %
1.1 %
Taux
de chômage
3.3%
4.6 %
3.3 %
PIB
84.9 Md US$
87 Md US$
91.1 Md US$
PNB/hab
20 707 US$
20 714 US$
21690 US$
Répartition
du PIB :
Industrie
22.1 %
22.9 %
22.9 %
Commerce gros et détail
15.6 %
16 %
17 %
Services financiers
13.8 %
12.9 %
13.4 %
Services d'entreprises
12.8 %
13 %
12.7 %
Transport Communications
10.6 %
11.1 %
10.9 %
Construction
5.8 %
5.1 %
4.6 %
Hôtellerie Restauration
2.6 %
2.5 %
2.2 %
Production
par secteur % g.a.
Agriculture
- 1.7
- 0.3
- 0.5
Industrie
- 9.2
4.0
3.9
Services
2.0
9.4
-0.6
Source
: Mission Economique
Taux de couverture : Exportations/importations x100
Le commerce extérieur Nord-Pas
de Calais
Importations
Exportations
Taux de couverture
2001
2002
2001
2002
France
1 985 M€
1 836 M€
2 016 M€
1 893 M€
103.1%
Nord
Pas de Calais
15 M€
12 M€
22 M€
140 M€
1166%
Source:
DREE - Singapour
Le déséquilibre du solde
commercial apparu durant la crise s'est totalement
résorbé en 2001
Les exportations françaises (1 893 M €
en 2002) qui avaient progressé à
un rythme soutenu jusqu'à la crise asiatique
en 1997 n'ont toujours pas retrouvé leur
niveau d'avant crise (2 332 M € en 1997).
Après une croissance modérée
entre 1998 et 1999 (+1.9%) puis une forte progression
sur l'année 2000 (+13.3%), les exportations
françaises connaissent un léger
recul de 3.1% en 2001.
Les importations françaises
en provenance de Singapour ont continué
de progresser jusqu'en 2000 : elles sont inscrites
à 2 574 M € (+25.3%) et, dans le même
temps, le taux de couverture a sensiblement baissé.
En revanche,elles ont diminué dans les
années 2001 et 2002, passant à 1836
M € (2002).
Une volonté réelle d'ouverture
sur l'extérieur
L'ouverture
aux échanges exceptionnelle de Singapour
constitue l'un de ses atouts et favorise sa croissance
à long terme (le commerce extérieur
représente 268% de son PIB en 2002).
Après avoir subi le choc de la crise
asiatique en 1998, la reprise a été
tirée par les marchés extérieurs,
notamment dans le secteur électronique
entre 1999 et 2000. Le ralentissement du commerce
mondial pèse lourdement sur les échanges
extérieurs de Singapour, qui enregistrent
en 2001 une baisse de 9,4%. Néanmoins,
le dynamisme des exportations a permis de renouer
avec la croissance dès 1999, mais sur un
rythme plus faible que par le passé : entre
1996 et 2002, l'économie a progressé
de 4.7 % par an en moyenne, contre 8.5 % entre
1960 et 1995.
Disposant d'une position géographique
stratégique et dotée d'une petite
taille, Singapour fait valoir ses atouts par une
politique d'ouverture sur l'extérieur dynamique
: promotion des exportations (142 % du PIB en
2001) et ouverture aux investissements étrangers
(97 % du PIB en 2001).
Singapour sert de plate-forme régionale
pour ses nombreux partenaires asiatiques : la
Malaisie, la Chine, le Japon et Taiwan.
La France : client et
fournisseur singapourien important
En 2002, les exportations singapouriennes de la
France ainsi que les importations singapouriennes
en provenance de la France s'élèvent
à 1.8 million d'euros. Les principaux clients
de Singapour sont les pays de l'ASEAN et les Etats
Unis. En moyenne, 16.8 % des exportations singapouriennes
ont été absorbées par les
Etats-Unis ces 5 dernières années.
Les pays qui se positionnent juste derrière
les Etats-Unis, en quantités importées
/ exportées, sont la Malaisie, le Japon,
Hong Kong, l'Indonésie et la Chine.
Sur la région NPdC, Singapour exportait
un total de 12 387 € en 2002. Le plus gros
des exportations concernent les secteurs de l'informatique
et de l'électronique. Les importations
singapouriennes en provenance du NPdC ont légèrement
baissé depuis 2001 (environ 4.4 %).
Quatre secteurs économiques
dominants
L'économie singapourienne repose sur quatre
piliers : l'électronique (+ 12.7 % au 4e
trimestre 2003), la chimie, les technologies de
l'information ainsi que la logistique et les transports,
qui pourraient être, à terme, complétés
par les biotechnologies. Ils sont soutenus par
un secteur financier performant, qui comprend
la troisième bourse d'Asie, un système
bancaire local sain et un réseau de banques
étrangères actives sur les marchés
des capitaux.
L'ensemble de l'économie bénéficie,
en outre, de la dynamique commerciale étroitement
liée à une fonction portuaire en
développement constant, malgré le
renforcement de la concurrence malaisienne. Le
rapide ajustement de l'économie à
la crise asiatique a reflété la
solidité de son tissu industriel et a témoigné
de sa capacité d'adaptation.